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Appel de Nice pour la démocratie en Catalogne

Quelle que soit l’opinion que l’on peut avoir sur l’accès de la Catalogne à l’indépendance ou sur les limites du processus choisi, notre attachement à la démocratie et au respect des droits humains nous conduit à affirmer les positions suivantes :

1. Le conflit actuel en Catalogne est un conflit politique.
Le gouvernement espagnol devrait cesser de donner des réponses uniquement policières et judiciaires. Il doit donc être ouvert au dialogue et rechercher une réponse politique.

2. La solution politique implique de laisser les citoyen·ne·s de Catalogne s’exprimer sur leur avenir et donc permettre l’organisation d’un référendum dans le respect des règles démocratiques.

3. Le respect des règles démocratiques implique aussi la levée des poursuites judiciaires et la remise en liberté des acteur·rice·s de la solution politique à venir.

4. Il implique également le respect du résultat des élections du 21 décembre 2017 et l’arrêt des entraves judiciaires à la mise en place d’un gouvernement autonome en Catalogne conforme à la majorité issue des urnes.

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L’appel de Nice pour la démocratie en Catalogne a été initié par le collectif des Alpes-Maritimes de solidarité avec le peuple catalan. Il est soutenu par le collectif varois de solidarité avec le peuple catalan.

Si vous souhaitez signer cet Appel, adressez un mail avec votre nom, commune de résidence à colsolcat06@gmail.com, en indiquant éventuellement si vous avez ou avez eu un mandat d’élu.

Appel de Nice pour la démocratie en Catalogne (version en pdf)

Signataires au 29 juin 2018 :
Organisations : Assemblée nationale catalane France, Assemblada nacionala occitana, Comité de défense de la République catalane Nice, Ensemble! 06, Europe Écologie Les Verts 06 et 83, Ligue des Droits de l’Homme Nice et Cannes-Grasse, NPA 06 et 83, Parti de la Nation Occitane, Partit Occitan et Partit Occitan-Région Provence, PCF 83, Régions et Peuples Solidaires, República federala occitana, República de Nissa.
Soutiens individuels dans les Alpes-Maritimes : Daniel Amedro (Nice), Hervé Andrès (Nice), Jessie Baboulin Blausasc, Christophe Barbe-Gayet (Sospel), Patrick Bellois (Mouans-Sartoux), Ghali Bennoni (Nice), Bernadette Bouchard (Nice), Radija Boukhalfa (Nice), Henri Busquet (Nice), Nathalie Carlin (Nice), Cyril Chapouleau (Nice), Didier Chérel (Mouans-Sartoux), Michel Chevallier (Saint-Martin-du-Var), Florence Ciaravola (Nice), Jean-Claude Clinet (Villeneuve-Loubet), Montserrat Collet (Levens), Philippe Collet (Levens), Cristòu Daurore (Nice), Pauline Deboulle (Nice), Bruno Della Sudda (Nice, ancien conseiller municipal d’Ensemble!), Benoît Dérijard (Nice), Liliane Dotta (Nice), Elisabet Dunach (Villeneuve-Loubet), Marc Franceschi (Nice), Sylviane Franzetti (Biot), Didier Gabarda Oliva (Valbonne), Franck Gaye (Nice), Henri Giordan (Nice), Roselyne Grac (Nice), Yvon Guesnier (Nice), Cecile Hagnauer (Nice), Jacqueline Hassan (Nice), Ciril Joanin (Nice), Bruno Lafitte (Cannes), Arthur Leduc (Nice), Geneviève Legay (La Trinité), Cristina López Redondo (Nice), Reinat Matalòt (Villeneuve-Loubet), Veselin Manov (Nice), Eugènia Mariné Barjoan (Mouans-Sartoux), Anna Martin Novo (Villeneuve-Loubet), Josiane Martini (Nice), Claude Massoc (Nice), Manuel Monedero (Antibes), Nadia Moulin (Antibes), Arno Münster (Nice), Mari-Luz Nicaise (Nice, ancienne conseillère municipale EELV), Pierre Nolay (Biot), Silvia Pelegrí (Nice), Walter Persello (Nice), Jean-Luc Primon (Nice), Audrey Pulong (Vence), Piero Renzini (Nice), Angels Ribé (Nice), Paola Sandersley (Beausoleil), José Sitjas (Grasse), Jean-Marc Tagliaferri (La Brigue), Jeanne Thiémonge (Nice), Jacques Victor (Nice).
Soutiens individuels dans le Var : Vivian Acchiardo (Correns), Bernard Aimar (Le Castellet), Jean-Claude Alberigo (Hyères), Marc Archippe (Le Beausset), Joan-Glaudi Babois (Pignans), Christian Bernezet (Hyères), Étienne Berrus (Six-Fours), Magali Bizot, Éric Boyer (Resses), Louis Camenzuli (Toulon), Denis Carel (La Roquebrussanne), Agnès Chidaine (La Cadière), Éric Ciampoli (Toulon), Carole Commandeur (Hyères), Pèire Costa (Toulon, Régions et Peuples Solidaires), Gilbert Dalgalian (Régusse), Claude Dini (La Seyne), Claire Gago-Chidaine (La Cadière), Robert Gago (La Cadière), Pierre Gaugain (Brignoles), Yves Jestin (Le Broussan), Patricia Jouve (Toulon), Françoise Laroche (Le Castellet), Delphine de Luca (La Cadière), Lucien de Luca (La Cadière), Eliane Martin (Roquebrune-sur-Argens), Jean-Paul Martin (Roquebrune-sur-Argens), Miquèu Montanaro (Correns), André Neyton (Toulon), Brigitte del Perugia (Hyères), Marie-Noëlle Pieracci (Le Castellet), Frederic Santa-Olalla Rovira (Barcelona), Christine Schaller (Hyères), Gérard Tautil (Signes), Bruno Vadon (Le Beausset), Sébastien Zuber (Rocbaron).
Soutiens individuels ailleurs en France : Joan Pèire Alari/Jean-Pierre Hilaire (Agen), François Alfonsi (Corse, maire d’Osani, ancien député européen Femu a Corsica, président de l’Alliance Libre Européenne), Didier Andrieu (Villerouge-Termenès), Pèire Barral (Limoges), Francine Bavay (Écologie sociale, ancienne conseillère régionale d’Île-de-France), Felipe Bonnet (Bagnères-de-Bigorre), Jacques Casamarta (Corse, Manca Alternative), François Caussarieu (Béarn), Janina Cazes-Grande (Agen), Dylan Champeau (Corse), Jacky Chataignier (Loire-Atlantique), Serge Collet (Haute-Normandie), Sergio Coronado (ancien député EELV des Français établis hors de France), Annick Delhaye (Éguilles, Bouches-du-Rhône, ancienne vice-présidente EELV du conseil régional), Patrick Farbiaz (Réseau sortir du colonialisme), Bernat Fruchier (Luceram), Pierre Gayral (Seine-Saint-Denis), Gèli Grande (Agen), Miquèu Gravier (Marseille), Hervé Guerrera (Aix-en-Provence, conseiller municipal POC, ancien conseiller régional), Christian Guyonvarc’h (Guipavas, ancien vice-président UDB du Conseil régional de Bretagne), Yann-Fañch Kerneis (Plouzané, Finistère, conseiller municipal EELV, conseiller Brest Métropole), Jocelyne Le Boulicaut (Vannes), Lena Louarn (vice-présidente du Conseil Régional de Bretagne), Tangui Louarn (président de Kevre Breizh, coordination culturelle associative de Bretagne), Noël Mamère (Gironde, ancien maire de Bègles, ancien député EELV de Gironde), Henri Mermé (Paris), Étienne Miossec (Bretagne), Paul Molac (Ploërmel, député du Morbihan, groupe LREM, président du groupe d’études Langues et cultures régionales), Bénédicte Monville-de-Cecco (Seine-et-Marne, conseillère régionale EELV d’Île-de-France), Kadia N’Diaye Salvador (Grenoble), Richard Neuville (Ardèche), Gérard Onesta (Haute-Garonne, conseiller régional EELV d’Occitanie), Pierre Ouzoulias (Hauts-de Seine, sénateur PCF, vice-président de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, vice-président de la commission des affaires européennes), Jean-François Pellissier (Paris, porte-parole national d’Ensemble!), Christine Poupin (Haute-Normandie, porte-parole nationale du NPA), Philippe Poutou (Gironde, porte-parole national du NPA), Michèle Rivasi (Vaucluse, députée européenne EELV, ancienne députée du Vaucluse), Marlène Rosane (Paris), Vincent Russier (Paris), Bernard Seguy (Villerouge-Termenès), Régine Seguy (Villerouge-Termenès), Patrick Silberstein (Seine-Saint-Denis), Cécile Silhouette (Paris), Domergue Sumien (Aix-en-Provence), Simon Sutour (Gard, sénateur PS, vice-président de la commission des affaires européennes), José Tovar (Seine-Saint-Denis), Véronique Vinet (Haute-Garonne, conseillère régionale EELV d’Occitanie, co-présidente du groupe Nouveau Monde au conseil régional).

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Intervention de Marie-Pierre Vieu, députée européenne 2017–2019

Fête du Château – Nice 2019

Débat « Catalogne, Espagne : Situation actuelle. Quelle issue politique ? »

Dimanche 30 juin 2019

Intervention de Marie-Pierre Vieu, députée européenne de 2017 à 2019, membre du PCF

Au lendemain du référendum sur l’indépendance de la Catalogne du 1er octobre 2017, atterrée par les images de violence que j’avais découvert à la TV, j’ai décidé de m’engager sur toute initiative parlementaire qui ferait valoir la voix de la souveraineté populaire face à la répression organisée.

Je ne suis pas indépendantiste, mais il m’est apparu impensable que la réaction de l’État espagnol face à la crise catalane, la violence de rue comme institutionnelle avec le recours à l’article 155 au mépris du dialogue et la démocratie deviennent le standard européen. C’est pourquoi il était urgent d’agir.

La plateforme de dialogue Union européenne – Catalogne est née quelques semaines plus tard. Nous en avons présenté les objectifs à Bruxelles lors d’une conférence de presse le 29 novembre 2017, son objectif principal étant de favoriser un règlement politique entre Madrid et Barcelone. À sa création, nous étions vingt-six députés européens, essentiellement des indépendantistes, mais également des écologistes, des communistes et des alternatifs. Parmi eux, deux Français de la même région d’Occitanie : José Bové et moi-même. J’ai très vite trouvé ma place dans ce groupe et j’en suis devenue un élément moteur.

Avec le recul que j’ai aujourd’hui sur mon mandat, je me rends même compte que cette bataille a été l’un des fils conducteurs de mon action d’eurodéputée communiste. L’Europe traverse une crise de l’État-nation. Cette question est au cœur du conflit catalan et face à lui, l’Union européenne se révèle incapable de peser positivement.

Son silence signifie un soutien de fait au pouvoir central espagnol, ce qui doit nous interroger sur le dysfonctionnement de nos institutions. Celles-ci laissent de moins en moins de place à la sphère citoyenne, stigmatisent l’action et les luttes sociales et tout est fait pour confiner l’eurodéputé dans un rôle de spécialiste et à en faire un quasi fonctionnaire européen, tandis que les lobbys sont rois ! Ce qui se passe en Catalogne fait jurisprudence et rappelle à bien des égards l’acharnement politique du gouvernement Macron/Philippe contre le mouvement des Gilets jaunes… C’est en tout cela que, pour moi, la question catalane est d’abord celle de la place de la démocratie dans une Europe dévolue à la concurrence libre et non faussée.

J’ai participé à ma première initiative de la plateforme Catalogne en me rendant avec six autres eurodéputés à Madrid le 19 décembre 2017 pour rencontrer les prisonniers politiques catalans enfermés à Madrid. Mais l’accès à la prison nous a été refusé, justifié par une série d’obstacles administratifs.

Il m’a fallu attendre le 7 septembre 2018 pour rencontrer les prisonniers politiques catalans aux centres de Lledoners et de Figueres. J’y suis retournée une deuxième fois le 30 novembre 2017 toujours à Lledoners. Je me rappelle que la première rencontre se déroulait par une journée d’été et que les responsables catalans étaient en tee-shirt et bermuda. Il planait dans la salle où nous nous sommes entretenus une sorte de joie. Eux de nous voir, de nous parler ; nous de les écouter, de tenter de saisir comment leur être utiles. J’ai été « bluffée » par la gentillesse des « Jordis », Jordi Sanchez, président de l’Assemblée Nationale Catalane et Jordi Cuixart, président d’Omnium Cultural, et par l’énergie de Raul Romeva, par la retenue de Joaquim Form, par la force d’Oriol Junqueras et par leur réflexion à tous. Ce n’est que l’après-midi, lors de ma visite à Dolors Bassa, que j’ai entrevu la souffrance de l’incarcération, l’acharnement du pouvoir et sa capacité de destruction. Contrairement aux hommes, les femmes étaient isolées. Dolors Bassa conjurait le sort en apprenant à lire à ces codétenues. Elle nous a parlé de la force que lui donnait notre mobilisation, du mal que pouvait lui faire l’accusation de détournement de biens publics qui lui était faite (car ayant permis de tenir le référendum dans des écoles publiques…). Avec elle, j’ai pu mesurer les effets de la répression du pouvoir.

Je les ai revus quasiment tous ainsi que Carme Forcadell, le 28 février 2019 car présente ce jour-là toujours avec la plateforme Catalogne, à une audience de leur procès. Un procès à charge où la justice donne lieu à une entreprise de démolition politique et humaine qui m’a renvoyé quelques décennies en arrière à l’heure du franquisme….

Il n’empêche que la mobilisation s’encre et s’élargit même. Je voudrais signaler ici le point d’appui que constitue pour cela le manifeste que viennent d’adopter 41 sénateurs français réunissant des élus de divers bords, emmenés entre autres, par le sénateur communiste Pierre Ouzoulias ainsi le parlementaire des Pyrénées-Orientales François Calvet relayant les prises de position du conseil départemental de son département au sein duquel mon camarade et ami vice-président du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, Nicolas Garcia. Il vient attester aussi de la fébrilité du gouvernement espagnol sur le sujet qui n’hésite pas à exercer des pressions personnelles et directes sur les élus français via son ambassadeur en France pour les dissuader de s’engager.

Le pouvoir Macron est d’ailleurs perméable à cette offensive. En témoignent les propos de Nathalie Loiseau, encore ministre française des Affaires européennes, estimant qu’aucun parlementaire français « n’avait à s’immiscer » car « c’était un sujet qui relevait de la responsabilité de l’Espagne ». Bien sûr cela est absurde nous sommes bien sûr sur le créneau de la condamnation d’une atteinte à la liberté d’opinion et aux libertés fondamentales dans une nation avec laquelle nous partageons une frontière.

« Nous dénonçons les répressions dont sont victimes des élus légitimes, représentants politiques de la Généralité de Catalogne, emprisonnés ou forcés à l’exil pour leurs opinions dans l’exercice des mandats que leur ont confiés les électeurs » est-il écrit dans le texte des parlementaires français et il est vrai que chaque minute de plus passée par ces hommes et ces femmes en prison est une atteinte supplémentaire aux Droits de l’Homme indigne d’une Europe terre des hommes.

Je suis bien consciente que le lendemain des Européens malgré l’élection de plusieurs prisonniers, l’immense mobilisation prévue mardi 2 juillet aux portes du Parlement européen à Strasbourg va être difficile. D’abord parce que la situation intérieure à l’Espagne se radicalise comme on a pu le voir ces dernières semaines à Barcelone et que pour ma part je trouve dommageable que ne puissent pas converger les forces de la transformation sociale et les indépendantistes autour de l’exigence souveraine d’une consultation populaire, d’avancées sociales et écologiques. Ensuite parce que le rapport de force au sein de l’Union européenne et le nouveau compromis qui est en train de s’instaurer entre droite, social-démocratie et écologistes visent à accentuer une pression libérale qui ne tolérera pas les contestations.

C’est pourquoi le travail engagé doit se poursuivre et qu’il est un enjeu à démultiplier les initiatives pour faire évoluer les opinions publiques. Je ne pourrai pas être présente ce jour car engagée et je m’en excuse, mais par la voix de mes camarades des Alpes-Maritimes je tiens encore à dire toute ma solidarité et ma disponibilité pour continuer ce combat.

Débat Catalogne / Espagne : quelle issue politique ?

À l’automne 2017, l’Europe a découvert avec stupeur les images de la police espagnole matraquant en Catalogne de simples citoyens et citoyennes voulant juste voter lors d’un référendum d’autodétermination. La dictature franquiste hante-t-elle encore les institutions de la monarchie espagnole (justice, police, armée) au point de ne pas trouver de solution négociée au conflit politique en Catalogne ? Que demande vraiment le peuple catalan ? Contrairement aux idées reçues, le projet d’autodétermination n’est pas l’expression d’un nationalisme égoïste, mais au contraire, la volonté de construire une république catalane réellement démocratique, sociale, ouverte, écologique et non-discriminatoire.

Le Collectif des Alpes-Maritimes de solidarité avec le peuple catalan est né de l’indignation face la répression violente par l’État espagnol. Il réunit à la fois des Catalan·es vivant dans les Alpes-Maritimes, des Nissart·es occitanistes, des militant·es syndicaux, politiques et associatifs de plusieurs courants de la gauche et de l’écologie, tou·tes citoyen·nes attaché·es aux droits humains et à la démocratie ainsi qu’au droit à l’autodétermination des peuples.

Quoique l’on puisse penser de la proposition d’une république (indépendante) en Catalogne, on ne peut nier qu’il s’agit d’un conflit de nature politique. À plusieurs reprises ces dernières années, des millions de personnes ont manifesté en Catalogne pacifiquement pour le droit à l’autodétermination et les partis indépendantistes ont recueilli la majorité des suffrages lors des derniers scrutins.

Jusqu’à présent, l’État espagnol n’a répondu que par la répression : d’abord celle de la police, puis des poursuites judiciaires, des incarcérations, et des pressions politiques et économiques. Depuis février, le Tribunal suprême espagnol a ouvert un procès à Madrid contre 12 élu·es ou responsables d’associations présumé·es coupables pour avoir organisé le référendum d’octobre 2017.

Ce procès a-t-il permis de juger de manière impartiale et proportionnée des infractions à l’ordre juridique ou plutôt de sanctionner des opinions et des actes politiques contraires aux orientations autoritaires de la monarchie espagnole ?

De nombreux éléments posent question :

  • La gravité des chefs d’accusation (notamment, rébellion et sédition),
  • La lourdeur des peines requises (jusqu’à 25 ans de prison),
  • Le maintien en prison préventive de 9 accusé·es depuis octobre 2017 ou mars 2018,
  • Le retrait par la justice espagnole des mandats d’arrêts européens initialement émis à l’encontre des responsables catalan·es exilé·es suite aux refus motivés des justices allemande, belge, suisse et écossaise de les leur livrer,
  • La présence du parti néo-franquiste Vox comme partie prenante de l’accusation,
  • Le sort des accusé·es qui viennent d’être élu·es lors des élections d’avril et de mai 2019 au Congrès des députés, au Sénat, ou au Parlement européen alors qu’ils ou elles sont en prison ou en exil.

Comme toutes les organisations attachées aux droits humains, comme nombre d’élu·es progressistes à l’image de Marie-Pierre Vieu, députée européenne du PCF de 2017 à 2019, le Collectif demande la libération immédiate des prisonniers et prisonnières politiques catalan·es, le retour des exilé·es, l’arrêt des poursuites et l’ouverture de négociations politiques. C’est la démocratie qui est en question, que cela soit en Espagne, en Catalogne ou en Europe.

Collectif des Alpes-Maritimes de solidarité avec le peuple catalan

Ce texte a été publié par le Patriote Côte d’Azur.

Débat animé par Philippe Pelligrini, secrétaire départemental du PCF

Intervenant·es :

Marie-Pierre Vieu, députée européenne de 2017 à 2019, devait participer au débat. Ne pouvant venir, elle a souhaité communiquer son intervention qu’on trouvera sur ce site.

Eugènia Mariné Barjoan, membre du collectif des Alpes-Maritimes de solidarité avec le peuple catalan

Anna Martin Novo, membre de l’Assemblée nationale catalane et du collectif de solidarité avec le peuple catalan

Hervé Andrès, membre de la Ligue des droits de l’homme de Nice et du collectif de solidarité avec le peuple catalan

Llamada de Niza para la democracia en Cataluña

Sea cual sea la opinión que tengamos sobre el acceso de Cataluña a la independencia o los límites del proceso elegido, escogido, nuestro compromiso con la democracia y el respeto de los derechos humanos nos lleva a afirmar las siguientes posiciones:

1. El conflicto actual en Cataluña es un conflicto político.
El gobierno español debe dejar de dar sólo respuestas policiales y judiciales. Por lo tanto, tiene que estar abierto al diálogo, para buscar y dar una respuesta política.

2. La solución política consiste en dejar que los ciudadanos de Cataluña decidan sobre su futuro y se permita la organización de un referéndum de acuerdo con las reglas democráticas.

3. El respeto a las reglas democráticas también implica el levantamiento de procesos judiciales y la liberación de los actores de la futura solución política.

4. También implica el respeto del resultado de las elecciones del 21 de diciembre de 2017 y el cese del uso de obstáculos judiciales para impedir el establecimiento… de obstáculos judiciales que impiden el establecimiento de un gobierno autónomo en Cataluña.

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La llamada de Niza para la democracia en Cataluña fue iniciada por el Colectivo de los Alpes Marítimos de en solidaridad con el pueblo catalán. Tiene el apoyo del colectivo de solidaridad con el pueblo catalán del Var.

Si desea firmar esta llamada, envíe un correo electrónico con su nombre y municipio de residencia ea colsolcat06@gmail.com, indicando, si es su caso, si tiene o ha tenido cargos electos.

Crida de Niça per la democràcia a Catalunya

Sigui quina sigui l’opinió que tinguem sobre l’accés de Catalunya a la independència o els límits del procés escollit, el nostre compromís amb la democràcia i el respecte dels drets humans ens porta a afirmar les següents posicions:

1. El conflicte actual a Catalunya és un conflicte polític.
El govern espanyol ha de deixar de donar només respostes policials i judicials. Cal, per tant, que s’obri sigui obert al diàleg i proposi solucions polítiques. buscar i donar una resposta política.

2. La solució política consisteix a deixar que els ciutadans de Catalunya decideixin sobre el seu futur que per tant es permeti l’organització d’un referèndum amb les regles democràtiques.

3. El respecte a les regles democràtiques també implica l’aixecament dels processos judicials en curs i l’alliberament dels actors de la futura solució política.

4. També implica el respecte del resultat de les eleccions del 21 de desembre de 2017 i la retirada dels obstacles judicials que impedeixen l’establiment d’un govern autonòm a Catalunya. el cessament d’obstacles judicials que impedeixen l’establiment d’un govern autònom a Catalunya.

Version en françaisEnglish versionVersión en españolVersion en occitanVersione italiana

La Crida de Niça per la democràcia a Catalunya va ser iniciada pel Col·lectiu dels Alps-Marítims de solidaritat amb el poble català. Té el suport del col·lectiu de solidaritat amb el poble català del Var.

Si voleu signar aquesta Crida, envieu un correu electrònic amb el vostre nom, municipi de residència a colsolcat06@gmail.com, indicant, si s’escau, si són o han estat càrrecs electes.

Crida de Nissa per la democracia en Catalonha

Quala que sigue l’opinion que podèm aver sus de l’accès de Catalonha a l’independéncia ò sus dei limits dau processús chausit, lo noastre estacament a la democracia e au respècte dei drechs umans nos mena a afortir li posicions seguenti :

1. Lo conflicte actual en Catalonha es un conflicte politic.
Lo govèrn espanhòu deuria acabar de donar de respoastas unicament policieri e judiciàrii. Deu pi èstre dubèrt au dialòg e recercar una respoasta politica.

2. La solucion politica implica de laissar lu ciutadans e li ciutadanas de Catalonha s’exprimir sus dau sieu avenir e doncas permetre l’organizacion d’un referendum dins lo respècte dei règlas democratiqui.

3. Lo respècte dei règlas democratiqui implica tanben la levada dei enseguidas judiciàrii e la remesa en libertat dei actors e actritz de la solucion politic venenta.

4. Implica finda lo respècte dau resultat dei votacions dau 21 de decembre dau 2017 e l’arrèst dei entravas judiciàrii a l’installacion d’un govèrn autonòm en Catalonha confòrme a la majoritat eissuda dei urnas.

Version en françaisVersió en catalàEnglish versionVersión en españolVersione italiana

La crida de Nissa per la democracia en Catalonha es estada iniciada per lo Collectiu dei Aups-Maritimi de solidaritat emb lo pòble catalan. Es sostengut per lo Collectiu varés de solidaritat emb lo pòble catalan.

Se desiratz firmar aquela Crida, mandatz un corriel emb lo voastre nom e la voastra comuna de residéncia a colsolcat06@gmail.com, en indicant eventualament s’avètz ò s’avètz augut un mandat d’elejut.

Appello di Nizza per la democrazia in Catalonia

Qualsiasi sia l’opinione che si possa tenere sull’accesso della Catalonia all’indipendenza o sui limiti dello scelto processo, il nostro attaccamento alla democrazia ed al rispetto dei diritti umani ci porta ad affermare quanto segue:

1. Il presente conflitto in Catalonia é un conflitto politico.
Il governo spagnolo dovrebbe cessare di risolverlo con risposte poliziesche e giudiziarie. Deve quindi essere aperto al dialogo ed applicarsi a trovare una soluzione politica.

2. La soluzione politica vuol sí che i cittadini/le cittadine Catalani/e possano esprimersi circa il loro futuro e quindi il permesso da parte del governo spagnolo all’organizzazione di un referendum nel rispetto delle regole democratiche.

3. Il rispetto delle regole democratiche comporta altresí la soppressione delle procedure giudiziarie e la rimessa in libertá di tutti gli attori/attrici facenti parte di una futura soluzione politica.

4. Comporta inoltre il rispetto del risultato delle elezioni del 21 Dicembre 2017 e l’arresto degli ostacoli giudiziari alla ripresa di un governo autonomo in Catalonia conforme alla maggioranza emersa alle urne.

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